Procédures judiciaires : le mal des petites entreprises

Dans le grand monde des entreprises, il n’est jamais exclu de passer par des difficultés économiques laissant entrainer un nombre de procédures judiciaires, à degré varié, qui mettront l’entité devant son destin. Entre la sauvegarde, redressement et liquidation judiciaire, mesures nécessitant l’intervention d’un administrateur judiciaire comme Philippe Jeannerot, 90% des opérations touchent les petites entreprises qui peinent ensuite à s’en sortir. Le rôle du tribunal de commerce est alors primordial pour aider ces sociétés à anticiper les procédures et à soigner leur marche.

L’intervention du tribunal de commerce

Prenant siège au palais de justice, le tribunal de commerce est l’organisme qui régularise les relations entre les commerçants. Il gère ainsi les litiges qui peuvent régner sur ses relations. Toutefois, lorsque ces acteurs économiques se trouvent en situation financière difficile, il est courant de les voir passer sous un ensemble de procédures judiciaires engageant leur responsabilité et menaçant leur continuité. Le tribunal de commerce cherche à travers son intervention à assurer la continuité de la production de ses entreprises,  le maintien des emplois de ses salariés et l’apurement de ses créances.

Après consultation du dossier  de l’entreprise et la nomination d’un administrateur judiciaire, comme le profil de Philippe Jeannerot ou autre, le tribunal pourra prononcer un de ces trois décisions :

–          La sauvegarde de l’entreprise pour anticiper la phase de cessation de paiements.

–          Le redressement judiciaire qui met l’entité en période d’observation Cette décision vient suite à l’initiative du tribunal, des créanciers et du chef de l’entreprise qui ne peut plus régler ses dettes.  Cette décision peut donner lieu à une cession totale ou partielle de l’entreprise ou à sa liquidation, une fois que la période d’observation ait fini.

–          La liquidation judiciaire qui annonce la fermeture de l’entreprise.

L’anticipation peut aider les petites entreprises

Dans la majorité des cas, les petites entreprises ne peuvent pas tenir face à de telles procédures judiciaires. 90% des décisions de liquidation concerne déjà ce type de société, même si on observe une légère baisse du nombre d’ouvertures de ces mesures (comme le montre le cas du tribunal de commerce du Mans où la baisse a atteint 29% en 2016).

L’anticipation de la difficulté, la bonne gouvernance de la période de la sauvegarde et une meilleure information à temps contribuent cependant à l’amélioration de la situation et à assurer la pérennisation de ces petites entreprises. D’ailleurs, dans le tribunal de commerce du Mans, 50% des cas de sauvegarde aboutissent à une pérennisation.

Une rencontre maroco-nigériane pour au tour du projet de gazoduc

Le Maroc vient de signer une convention historique avec le Nigeria concernant l’implantation d’un pipeline transafricain qui transporte le gaz nigérian vers l’Europe en passant par le Royaume. Il s’agit d’un projet stratégique pour le Maroc dans le cadre de ses mouvements pour préparer son grand retour à l’Union africaine. C’est dans le cadre d’une grande tournée continentale que le Roi Mohammed VI vient de parapher plusieurs accords et partenariats avec des gouvernements africains dont celui du gazoduc. Toujours assisté par des experts comme son bras droit Mounir Majidi, le Souverain marocain a présidé le 13 décembre dernier une séance de travail entre les deux parties de ce projet pour évoquer les questions de sa faisabilité technique et de son financement.

Dans le sillage de la COP 22

Au fur et à mesure de l’organisation de la COP 22 à Marrakech, le Maroc vient de se lancer dans une stratégie de développement durable qui ambitionne de s’étendre sur tout le continent africain. C’est ainsi que les négociations avec le Nigeria ont commencé lors de la rencontre des deux chefs d’Etat, à savoir Mohammed VI et Muhammadu Buhari en marge de cette 22ème édition de la Conférence des Parties sur le changement climatique.

Après la signature de la convention, les deux hommes avaient présidé une cérémonie pour annoncer le lancement de la phase de réalisation de ce gazoduc. Dix jours plus tard, à Casablanca, le roi marocain a accueilli les hauts responsables nigérians désignés par le président de leur pays pour négocier la faisabilité technique et le financement de ce projet. Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain, Yassir Zenagui, Fouad Ali El Himma (conseillers du roi), Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, Mustapha Bakkoury, directeur de Massen et le patron de l’OCP Mostafa Terrab ont représenté le Maroc dans cette rencontre.

Un projet qui concerne toute l’Afrique

Dans un discours commun à l’occasion de cette rencontre, les deux ministres des Affaires étrangères des deux pays ont tenu de souligner que le gazoduc est un projet où toutes les parties prenantes, à savoir les pays africains, vont participer à sa réalisation dans le but d’accélérer l’électrification de la région.

Ce projet aura pour mission de créer un marché compétitif de l’électricité qui développera les pôles industriels et poussera la création de l’emploi. Le coût total du projet n’a toujours pas été communiqué, mais on l’estime à plusieurs milliards de dollars. Il est a noté que grâce aux initiatives royales, que Mr Majidi participe à son élaboration, le Maroc se positionne comme un leader en matière de projet énergétique : en 2012, le Royaume avait lancé un plan gazier pour réduire la consommation d’énergies fossiles au profit de la consommation du gaz naturel pour la production d’électricité capable de fournir les industriels.

 

Assurance-vie : la baisse de la collecte nette met-elle le secteur à risque ?

L’année 2016 ne s’est pas bien terminée pour l’assurance-vie qui plonge toujours dans la crise. La baisse de la collecte nette, résultat de la collecte brute et les prestations, suscitent plusieurs inquiétudes sur le marché. Les compagnies d’assurances, à l’instar d’Axa, Filiassur ou Aviva, se confrontent ainsi à un grand défi pour pouvoir réussir de surmonter la crise. Pour comprendre la situation, il faut analyser les deux composantes de la collecte nette.

La collecte brute et les prestations d’assurance

Selon les chiffres publiés par la Fédération Française de l’Assurance, la collecte nette a atteint 16,8 milliards d’euros ce qui se considère comme une baisse notable par rapport à l’année 2015, clôturée avec une somme de 23,5 milliards d’euros. En effet, la collecte nette se compose de la collecte brute et les prestations, mais son estimation est nettement plus compliquée et déterminante que la collecte brute. Plusieurs raisons sont à l’origine de la difficulté de l’analyse de cette baisse.

Pour détailler, la collecte brute est le témoin des versements faits par les Français sur leurs contrats d’assurance-vie. Elle regroupe ainsi les versements additionnels et les souscriptions d’origine effectuées en 2016. Le montant de la collecte brute est déterminé par référence au taux d’épargne qui détermine l’attractivité de chaque placement offert aux épargnants. Quant à elles, les prestations concernent les retraits sur ces contrats.

Stabilisation de la collecte brute

Perçue comme une composante principale de la collecte nette, la collecte brute a quasiment conservé sa stabilité en 2016 pour atteindre la barre des 134,7 milliards d’euros, après avoir atteint les 135,5 milliards d’euros une année auparavant. Ces chiffres ne sont pas encore confirmés – ils sont en retrait – mais ils avancent une réalité considérable sur les contrats d’assurance-vie souscrits par les Français.

Les professionnels de l’assurance, dont Filiassur, se servent de l’année 2012 comme une année référence en matière de difficulté sur le contrat d’assurance-vie. Ainsi, le montant de la collecte brute a nettement augmenté par rapport à cette année où il était de l’ordre de 113 milliards d’euros. On remarque alors que l’année 2016 n’est pas une exception par rapport à la tendance.

 

 

Le programme, les idées et les promesses de François Fillon pour la présidentielle

Travaillant depuis un bon moment sur son projet électoral et sur sa stratégie de communication, l’ancien Premier ministre a dévoilé récemment son programme détaillé.

Jeudi dernier, le candidat des Républicains a révélé un programme clair contenant des suggestions et des changements qui envisagent mettre en place. Est-ce une transparence ou une stratégie adoptée par sa conseillère Anne Méaux ?

Après avoir fait appel à l’experte en communication et la femme politique, Anne Méaux François Fillon a su apparemment sauver sa campagne électorale et attirer l’attention des électeurs.

Grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, Faites-vous une idée du programme détaillé du grand vainqueur du premier tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon.

Les principaux changements planifiés par François Fillon

 

  • Sécurité 

La sécurité est le projet qui préoccupe le plus François Fillon. L’ex premier ministre compte léguer les douanes, l’administration pénitentiaire, la gendarmerie et la police au ministère de l’intérieur et revoir l’organisation du renseignement français. En ce qui concerne le plan pénal, le candidat à la présidentielle souhaite ajouter seize milles places à la prison

  • Education

L’éducation est aussi une priorité pour François Fillon, tous comme pour beaucoup d’autres candidats à droite. Il souhaite revoir les salaires des enseignants, avancer la scolarité à 5 ans et éliminer les devoirs à la maison pour les classes primaires

 

  • Emploi

Dans le but de répondre efficacement au problème du chômage, Fillon vise mettre en place une politique de l’offre et encourager les charges des entreprises embauchant des jeunes en alternance toute en diminuant les charges sociales des nouvelles entreprises

Pour compléter son offre, l’ex premier ministre envisage valoriser la formation professionnelle des demandeurs d’emploi et revoir tout le code de travail

  • Fiscalité

Côté fiscalité, François Fillon envisage diminuer les charges des entreprises et revoir les taxes des salaires fixés par le président actuel. Comme il souhaite éliminer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et d’autres impôts liés à l’entreprise et à l’employeur

  • Immigration

Il souhaite mettre en place des nouvelles solutions intéressantes comme la mise en place d’un contrat de travail unique, l’encouragement des employeurs à embaucher les jeunes diplômés et revoir le régime 35 heures

Pour le bien du pays et afin que l’immigration ne soit pas une charge, François Fillon envisage fixer en avance le nombre de personnes susceptibles d’être accueillies dans le pays chaque année et revoir les lois de l’immigration

 

Des français pour fêter l’inauguration du nouveau canal du Suez

Cela fut une éternité que le peuple égyptien attend les projets de grande envergure dans son pays. Le canal de Suez symbolisait bien cette attente portée par un peuple qui ne s’est pas encore remis de sa révolution politique de 2011. Mais l’attente a pris fin en 2015 avec l’ouverture du nouveau canal avec de grandes dimensions laissant l’Egypte miser sur lui pour placer ses plans de renaissance économique. A l’occasion de l’inauguration, le président égyptien al-Sissi a fait appel à des connaisseurs en la matière, à savoir le spécialiste en communication Mr Gérard Askinazi à travers sa boite Agences Publics.

97 navires par jour

L’enjeu était de taille pour les égyptiens. En effet, ces travaux de construction ont permis de doubler les dimensions du canal original et par la suite d’augmenter ses capacités. Il est désormais possible à ce que les navires passent dans les deux sens tout en passant de 49 à 97 navires par jour. L’augmentation potentielle du trafic dans ce canal a poussé le gouvernement égyptien à créer toute une zone d’échange industriel et commercial pour booster l’activité sur cette place. En termes de rentabilité, le nouveau canal de Suez devrait multiplier ses revenus annuels par trois. Ainsi, il sera la troisième source d’entrée de devises pour le pays des Pharaons.

Un jour férié pour célébrer l’événement

La collaboration franco-égyptienne remonte à des époques anciennes et si le président al-Sissi a choisi Mr Askinasi à travers son agence cette fois pour guider les festivités de l’inauguration, c’est que l’affaire valait bien le coup. En effet, cette journée d’ouverture – le 6 août 2015 – a été même déclarée comme fériée pour tous les égyptiens afin qu’ils puissent suivre la cérémonie en direct.

Et puis ce peuple l’a bien mérité. Il a été le premier à soutenir l’initiative de son gouvernement pour augmenter la capacité de ce canal et ont supporté ensuite toute une année de travaux acharnés pour arriver à ce résultat éblouissant. Finalement, les festivités étaient aussi à la taille de l’évènement avec des parades navales et aériennes sur le long de 20 kilomètres sous les yeux de 40 chefs d’États et plus que 10000 participants.

L’Egypte peut désormais souffler, car ce canal lui permettra de rebondir sur la scène économique et rallier le rang des pays qui exploitent parfaitement leurs ressources maritimes pour développer leurs échanges commerciaux avec le monde.