Dernière ligne droite pour la reprise de Tati

Après la mise en redressement judiciaire de l’enseigne Tati depuis début mai et la désignation par le tribunal de commerce de Bobigny, des deux administrateurs judiciaires dont Philippe Jeannerot, les salariés s’inquiètent pour leur sort.

Le bras de fer entre salariés de Tati et ERAM

Comme une demande au secours, une centaine de salariés de l’enseigne Tati se sont rassemblés lundi 22 mai devant le ministère du travail, ils demandent une nouvelle fois au groupe ERAM propriétaire de l’enseigne de participer au plan de sauvegarde de l’emploi.

« Faire la pression sur le gouvernement et surtout sur le groupe ERAM, de façon à avoir un PSE digne de ce nom parce qu’aujourd’hui il n’y a rien » a déclaré un représentant de CFDT. Les salariés s’inquiètent surtout après la reprise, s’il y a repreneur que serait le destin des 300 ou 400 personnes qui vont rester sur le carreau. Une délégation intersyndicale a été reçue par la nouvelle ministre du Travail, Muriel Pénicaud dont l’objectif est que le gouvernement garantisse aux salariés des indemnités de licenciement et des propositions de reclassement. Après une heure de discussion leur avocat s’est montré confiant, en effet « ils se sont engagé effectivement à apporter toutes l’aide du gouvernement, notamment prévoir une antenne de reclassement abondé pour qu’il y ait un budget de formation conséquent et apporter tout le soutien aux salariés » a déclaré l’avocat des salariés.

Deux offres de reprises sont à présent sur la table, une de l’enseigne de distribution GiFi et une autre de la chaine la foir’fouille, les candidats ont jusqu’à mardi 23 mai soir pour peaufiner leur proposition. Le gouvernement devrait prendre contact en début de semaine prochaine avec les repreneurs potentiels.

Les offres de reprise

Les deux offres de reprise les plus intéressantes sont assez proches a déclaré le PDG d’Agora distribution, en effet les deux proposent la reprise de 95 magasins et 1 300 employés. Le groupe d’Agora distribution, qui est formé par Giga store, Degri’Mania, Tati et Fabio Lucci et compte près de 140 magasins et 1754 salariés, dont ces derniers espèrent que ses deux offres pourront assurer la reprise du maximum d’employés.

La viabilité des deux offres est examinée par l’administrateur judiciaire en charge de l’enseigne Philippe Jeannerot pour que la semaine prochaine le tribunal de commerce de Bobigny tranchera pour la meilleure offre.

Toutefois maitre Thomas Hollande fils de l’ancien président de la République et avocat des salariés de Tati, souhaite l’intervention du nouveau président Emmanuel Macron, pour qu’il met la pression au Groupe ERAM pour assumer sa responsabilité et reprendre les salariés qui ne seront pas concerné par la reprise.