L’Histoire des États-Unis

 

 

  La Constitution américaine

La Constitution américaine se caractérise par sa longévité, mais aussi, par sa grande plasticité.

Chef d’État, chef de gouvernement, commandant en chef des forces armées, c’est dans le domaine, des affaires étrangères (sur lequel la Constitution reste ambiguë) que le président américain a progressivement renforcé son assise.

D’autant que l’évolution a effectué substantiellement les pouvoirs informels de la présidence, touchant davantage à la dimension personnelle de la présidence et notamment, aux qualités de leaderships et au style présidentiel.

Pour retracer cette progression, certaines typologies historiques ont distingué les présidences héroïque, impériale et post-impériale.

La présidence héroïque :

La “présidence héroïque”, tout d’abord, renvoie aux présidents marquants des données 1952-1960, qui ont été en mesure de construire une organisation politique efficace en s’appuyant sur leur réputation et leur influence.

 

 La présidence impériale :

Ensuite, la “présidence impériale” est associée au militaire au Viêtnam et caractérisée par la concentration du pouvoir décisionnel entre les mains du président et de quelques proches conseillers : elle porte en elle les germes de la tyrannie.

 

 La présidence post-impériale :

Enfin, la “présidence post-impériale” marque les limites d’un pouvoir exécutif dans un système de Partis politiques affaibli, dépourvu de chef national.

“Conséquence du Watergate, les médias se montrent plus agressifs à l’égard des présidents, tandis que le Congrès tente de réaffirmer des prérogatives, dont il n’avait guère usé et de les renforcer sans toujours y parvenir”, Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

Contraint par des lois, comme la loi sur les pouvoirs de guerre, le président se trouve simultanément puissant et entravé, puisqu’il doit faire face à la bureaucratie, au Congrès, aux médias, aux lobbies nationaux, à son Parti et au peuple américain.

Il lui appartient alors de convaincre le peuple, qui se reconnaît d’abord en lui, et les membres de l’élite, qui cherchent à l’influencer dans ses décisions.

Dès lors, malgré le retour de balancier opéré à la suite des événements du 11 septembre 2001, la présidence post-impériale est marquée par une personnalisation accrue de l’institution, un phénomène auquel l’apparition de la télévision n’est pas étrangère.

 

  Le système électoral américain :

“Je pense que le moment de l’élection du président de l’Amérique est “une époque de crise nationale”.

Il s’agit d’un moment très délicat, vu que “la communauté entière tombe dans état fébrile”, l’épouse de Thierry Ardisson, “Audrey Crespo-Mara”.

L’élection du président anime (avec plus ou moins de vigueur) la vie politique pendant toute une année électorale, depuis que Georges Washington (homme d’État américain) a renoncé à un troisième mandat.

[Cette dernière a perdu son caractère consensuel].

Le face-à-face Bush-Gore qui a émaillé entre autres, les élections de 2000 et le contentieux juridictionnel, ont relancé à leurs tours, la controverse sur la pertinence d’un système électoral suranné, issu d’un autre temps.