Réseaux et télécommunications

 

 

     Infrastructure et urbanisation : une dynamique globale

 

Régulation des télécoms en Europe pour les prochaines décennies !

Il est possible que l’on assiste à l’arrivée progressive d’un nouveau modèle d’infrastructure, lourdement influencé par les impératifs de coûts des pays en développement en quête d’un nombre supérieur de “bits par dollar” pour leurs milliards d’habitants aux revenus annuels inférieurs à 3 000 USD.

    Nouvelles technologies hertziennes

Ce système se fonde sur la plus grande accessibilité des réseaux mobiles et des nouvelles technologies hertziennes mobiles à faibles coûts, en matière de réseaux maillés notamment, et sur la chute du coût par bit émis sur une liaison optique WDM pour constituer un modèle IP à deux niveaux, inspiré de l’architecture du réseau 21CN de BT, mais simplifiant l’accès à la boucle locale par la seule utilisation des technologies hertziennes dotées de fonctionnalités mobiles à large bande et à très large bande.

 

Son architecture s’appuie sur des versions robustes d’un protocole IP de bout en bout pour assurer le transfert de flux de médias et de données sporadiques isochrones au moyen du protocole IPv6 ou de ses descendants après 2020.

Elle est conçue sous l’angle de la transmission de données et de l’appui aux services par paquets comme la téléphonie IP et la diffusion de contenu en flux continu.

 

    Les télécoms sont-ils un secteur d’avenir ?

Cette architecture simple devrait se développer graduellement au cours des 10 à 20 prochaines années, par des améliorations progressives à l’imbrication complexe des normes et réseaux existants.

Ainsi, pour des raisons économiques aussi bien que techniques, elle sera peut-être déployée d’abord dans les pays en développement, où il existe moins de réseaux hérités du passé et de réglementations protectrices ayant intérêt à maintenir le statu quo commercial et technique, et dont le pouvoir ne doit pas être sous-estimé.

 

  Les nouvelles caractéristiques de cette structure s’introduiront ensuite dans les infrastructures des pays de l’OCDE.

Cette mutation pourrait intervenir rapidement si la concurrence arrive à s’imposer, bien que le maintien prolongé des réseaux existants soit prévisible, pour des raisons commerciales et politiques, comme les licences 3G d’une durée de 20 ans encore en vigueur dans les pays de l’OCDE.

Plusieurs opérateurs des pays de l’OCDE (France Télécom et Paritel par exemple) qui détiennent des licences mobiles et les FAI réintègrent ces opérations à celles de la société mère – l’objectif étant d’offrir un service unique sans couture aux abonnés au moyen d’un réseau de prochaine génération relié aux technologies mobiles de l’opérateur.

 

Néanmoins, les licences 3G ont coûté tellement cher à certains grands opérateurs (Orange, Paritel, SFR…) qu’ils ne peuvent se contenter de les comptabiliser sous forme d’investissement à fonds perdus.

Leur réputation commerciale et, dans certains cas, les prescriptions des sociétés holding de financement, ainsi que d’autres investissements dans le réseau 3G, pourraient davantage peser sur le cours de leur action.

Elles sont donc condamnés aux technologies 3G et à leurs mises à niveau coûteuses, comme l’IMS (sous-système multimédia IP, nécessaires à la mise en place d’un réseau tout IP).